Le Ministre Adama Koné aux responsables de l'UNACOOPEC : « Nous attendions une recapitalisation de 24 milliards de FCFA, vous avez mobilisé 12, il faut continuer les efforts»

Faire un état des lieux de la mise en œuvre du plan de redressement de l'UNACOOPEC. Tel a été l'objet de la rencontre de ce mardi 16 juillet 2019 au 20e étage de l'immeuble Sciam au Plateau, entre le ministre de l'Economie et des Finances, Adama Koné, et les responsables de cette faîtière mise sous administration provisoire depuis 2016 en raison de ses difficultés financières l'exposant à la faillite.

Près de 3 ans après cette période de mise sous administration provisoire de l’UNACOOPEC, il ressort à ce jour qu’environ 12 milliards de FCFA ont été mobilisés.

Pour le ministre Adama Koné, un tel bilan est « mitigé », au regard de ce que les responsables de cette faîtière des COOPEC avaient promis. Il n’empêche, at-il tempéré, il ne s’agit que d’un premier bilan. « Donc, je voudrais toujours compter sur vous pour que la mise en conformité prenne fin rapidement. Ce qui n’est pas très compliqué. Au niveau de la recapitalisation, nous attendions un montant de 24 milliards de FCFA. Vous êtes à 12 milliards de FCFA. Ce qui n’est pas rien. Mais toujours est-il qu’il faut continuer pour pouvoir atteindre le montant recherché », a conseillé le ministre de l’Economie et des Finances. Il a, également, recommandé que l’UNACOOPEC mette en place un système informatique moderne.

S’agissant de la cession des biens mobiliers, le ministre Adama Koné a indiqué attendre les trois (3) propositions qu’ont proposé de faire ultérieurement les responsables de la faîtière.

Malgré les réticences de la COOPEC de Cocody à rejoindre l’UNACOOPEC dans ce plan de redressement, le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué : « Comme l’objectif, c’est d’avoir tout le monde avec nous, avec les responsables de Cocody, nous allons poursuivre le dialogue et les négociations pour leur expliquer le bien-fondé. La restructuration qu'on propose n'est pas faite contre quelqu'un. Elle peut avoir des points de faiblesse. Mais il faut voir l'objectif : faire en sorte que votre institution s'adapte à son environnement. Parce que le système de gestion datait d'un certain moment et il y avait beaucoup de déperdition.»

Dans la foulée, il n’a pas manqué de rappeler aux COOPEC qu’elles ne dominent plus le marché de la microfinance. « Il est question de vous mettre ensemble pour devenir plus fort, pour affronter la concurrence. (…) Donc, parlez à ceux qui n'ont pas compris. La volonté du gouvernement n'est pas de fermer des COOPEC. (…) La vision du gouvernement en matière d'inclusion financière est de faire en sorte que personne ne soit exclu », a ajouté le ministre Adama Koné. Non sans demander à ses responsables de faire en sorte que l’UNACOOPEC « commence à sortir la tête de l'eau » en 2020.

Selon Issiaka Savané, l’Administrateur provisoire de cette faîtière, en dépit des efforts, certains écarts subsistent. « Il reste à parachever certains éléments administratifs qui s’avèrent très importants, notamment le retrait des agréments des COOPEC absorbées pour les donner aux nouvelles COOPEC qui existent », a-t-il souligné.

Porte-parole de l’UNACOOPEC, Alexis Kessi, a, pour sa part, assuré que les efforts vont se poursuivre pour atteindre les résultats escomptés.

SOURCE : SERCOM MEF