Rapprochement de la Comptabilité publique et de la Comptabilité privée : Le Ministre Adama Coulibaly situe les enjeux de la formation des magistrats et des vérificateurs de la Cour des comptes

Un séminaire de renforcement des capacités des magistrats et vérificateurs de la Cour des comptes en « comptabilité privée et publique » se tient du 2 au 7 mars 2020 à l’hôtel résidence le Vaisseau sis à Cocody-2 Plateaux 7 e tranche. La cérémonie d’ouverture dudit séminaire a eu lieu ce lundi 2 mars 2020, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, et du président de la Cour des comptes, Diomandé Kanvaly.

Un séminaire de renforcement des capacités des magistrats et vérificateurs de la Cour des comptes en « comptabilité privée et publique » se tient du 2 au 7 mars 2020 à l’hôtel résidence le Vaisseau sis à Cocody-2 Plateaux 7 e tranche. La cérémonie d’ouverture dudit séminaire a eu lieu ce lundi 2 mars 2020, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, et du président de la Cour des comptes, Diomandé Kanvaly.

Dans son allocution, le ministre de l’Economie et des Finances a rappelé que la loi ivoirienne a institué la tenue d’une comptabilité générale sensée refléter une image plus fidèle de la situation financière de l’Etat. Cette loi, a-t-il poursuivi, ouvre ainsi une nouvelle ère de la comptabilité publique, celle de son rapprochement d’avec la comptabilité privée.

« Le nouveau système procède d’une logique de tenue et de présentation des comptes de l’Etat selon une vision aussi proche des entreprises et des standards internationaux. Il permet de prendre en considération les risques potentiels, les opérations à rattacher, les charges futures ainsi que les engagements hors bilan.

Autant d’éléments qui concourent à réaffirmer une vision plus fidèle, plus exhaustive et plus transparente de la situation financière et patrimoniale de l’Etat, et partant un enrichissement considérable des informations véhiculées par la comptabilité budgétaire ainsi que des éléments d’évolution et de perspectives dépassant le cadre annuel et la logique statique des flux financiers », a expliqué le ministre Adama Coulibaly.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, la gestion axée sur le budget- programme initiée par le Gouvernement implique une restructuration des contrôles a priori et a posteriori pour non seulement mettre fin aux lourdeurs constatées et accroître la fluidité de l’exécution budgétaire, mais également encadrer les flexibilités accordées aux gestionnaires afin de prévenir les éventuels dérapages et garantir la transparence dans la gestion des ressources publiques allouées.

Il a noté, à titre d’exemple, que les contrôles comptables et budgétaires internes ont été institués afin de sécuriser pour les uns, le processus comptable et permettre la détection des anomalies et fraudes, et pour les autres, de favoriser le respect de l’autorisation parlementaire, la soutenabilité budgétaire et la tenue d’une comptabilité budgétaire exhaustive et sincère.

« A cet effet, la certification de la régularité de la sincérité et de la fidélité des comptes de l’Etat par la Cour des comptes, en remplacement de la déclaration générale de conformité, sera aussi annexée au projet de loi de règlement et donnera l’opportunité au juge des comptes de se prononcer sur la conformité des états financiers aux normes comptables de l’Etat et aux règles dérivées afin de donner une image exhaustive et fidèle du patrimoine de l’Etat, ainsi que des droits et obligations publiques », a précisé le ministre Adama Coulibaly. Non sans souligner que cette tâche minutieuse désormais confiée à la Cour des comptes implique qu’un accent particulier soit mis sur la possibilité de permettre aux séminaristes d’assumer pleinement cette fonction de certificateurs de comptes publics pour plus de transparence dans la gestion publique.

Le président de la Cour des comptes, Diomandé Kanvaly, a, pour sa part, mis en exergue le rôle majeur de son institution en matière de contrôle de la gestion des finances. A l’en croire, le bon accomplissement de cette mission n’est envisageable que si les ressources humaines de la Cour sont en quantité et en qualité suffisantes.

« Les opérations de la comptabilité générale doivent être prises en compte au titre de l’exercice auquel elles se rattachent, indépendamment de leur date de paiement ou d’encaissement comme c’est le cas en comptabilité privée.

Il importe donc que les magistrats et vérificateurs de la Cour des comptes, chargés du contrôle et de la certification des comptes de l’Etat soient dotés d’outils leur permettant de mieux appréhender, aussi bien le référentiel des normes SYSCOA de la comptabilité privée, que celui des normes applicables à la comptabilité générale de l’Etat », a justifié le président de la Cour des comptes.

Financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) dans le cadre du Projet d’Appui à la gestion économique et financière (PAGEF) coordonné par le Pr Lambert Bamba N’Galadjo, ce séminaire est le deuxième des six formations prévues pour renforcer les capacités des magistrats et vérificateurs de la Cour des comptes.

SERCOM MEF